Qu’est-ce qu’une maladie auto-immune ?

Le corps humain se compose de plusieurs organes qui jouent chacun un rôle important dans le bon fonctionnement de l’organisme. Ce dernier est constitué d’un système complexe qui détient plusieurs fonctions. Par ailleurs, la fonction protection du milieu intérieur, c’est-à-dire l’organisme interne, est assurée par le système lymphatique et le système immunitaire. Chaque cellule qui compose ces systèmes est capable d’identifier, et d’éliminer les cellules étrangères qui peuvent entraîner le dysfonctionnement de notre organisme. Toutefois, lorsque le système immunitaire est déréglé, les cellules pourront ne plus reconnaître le soi et ils attaquent l’organisme qu’ils sont censés protéger entraînant ainsi la maladie auto-immune.

Qu’appelle-t-on maladie auto-immune ?

La maladie auto-immune est une maladie due au dysfonctionnement du système immunitaire qui peut se traduire par une production d’anticorps contre ces propres antigènes. C’est-à-dire que l’organisme ne reconnaît plus ses propres cellules et les considère comme des corps étrangers ou des non-soi.

Normalement, l’organisme dispose d’un système de défense appelé système immunitaire. Ce système est constitué de plusieurs types de « globules blancs qui sont censés protéger le corps contre toute attaque extérieure : virus, microbes, bactéries, etc. tout en reconnaissant le « soi » qui sont des cellules ou agents propres de l’organisme. Quand il y a un dysfonctionnement du système de défense, les globules blancs ne sauraient plus distinguer les soi et le non-soi. Il commence donc à attaquer ses propres organes.

Diagnostic de la maladie auto-immune

La maladie auto-immune se présente sous deux formes : les maladies auto-immunes spécifiques d’organe et les maladies auto-immunes non spécifiques d’organe ou systémiques. Ces derniers peuvent toucher plusieurs organes comme le lupus systémique (peau, poumon), la polyarthrite rhumatoïde (articulations), Sclérodermie (tissu conjonctif, rein), etc., tandis que l’autre n’atteint qu’un seul organe spécifique comme le diabète de type I (pancréas), le vitiligo (peau), l’hépatopathies auto-immune (foie), etc. Le diagnostic de la maladie auto-immune se fait donc par l’exploration du ou des organes touchés après avoir identifié et étudié les signes puis il sera prononcé après une analyse approfondie au laboratoire. En effet, le médecin doit faire une prise de sang ou un examen d’imagerie (radio, scanner, etc.) pour trouver des signes d’auto-immunité, notamment l’auto-anticorps. La présence de ce dernier dans l’organisme est la preuve irréfutable d’une maladie auto-immune. Toutefois, pour avoir la certitude, consulter un deuxième avis d’un autre médecin est vivement conseillé.

Les causes des maladies auto-immunes.

La cause des maladies auto-immunes reste jusqu’à aujourd’hui mal connue. En effet, elle peut être d’origine diverse et causer par différents facteurs : génétiques, environnementales, hormonales, médicamenteuses, psychologiques ou infectieuses. Elle est donc classée parmi les maladies d’origine multifactorielle.

  • Facteur génétique : les maladies auto-immunes peuvent être liées à une prédisposition génétique. C’est-à-dire qu’elles sont causées par la présence d’un très grand nombre de gènes impliqués dans la survenue de la maladie. Elles ne sont donc pas héréditaires.
  • Facteur environnemental : certains agents environnementaux comme les ultraviolets, le tabac, les agents infectieux, etc. peuvent déclencher le dysfonctionnement du système immunitaire engendra ainsi des maladies auto-immunes.
  • Facteurs hormonaux : le taux élevé ou bas des hormones qu’il soit sexuel ou non (hormones de croissances, insulines, etc.) peut activer les maladies auto-immunes comme le cas des diabètes au cours de grosses.
  • Facteurs médicamenteux : certains médicaments peuvent avoir des effets secondaires sur le système immunitaire. En effet, ils sont capables de modifier la réponse immunitaire en favorisant ainsi les maladies auto-immunes.
  • Facteurs infectieux : ce facteur est la cause la plus répandue de la maladie auto-immune. Certains agents pathogènes peuvent infecter l’organisme en l’obligeant ainsi à se défendre et modifier son fonctionnement.
  • Facteur psychologique : environ 20% à 30% des cas de maladies auto-immunes sont causés par des facteurs psychologiques. En effet, le cerveau est les premiers responsables de l’organisme entier. C’est lui qui régule tout le fonctionnement de chaque système. Lors d’un traumatisme, d’un stress, etc., il peut envoyer des fausses informations qui engendreront ainsi un dysfonctionnement du système immunitaire.

Quelques exemples de maladies auto-immunes

Les maladies auto-immunes touchent environ 5 à 8 % de la population mondiale et on compte de nombreuses maladies auto-immunes comme le diabète, la thyroïde de Hashimoto, la maladie de Basedow, le psoriasis, etc.

Le diabète de type I est l’une des maladies auto-immunes le plus répandues. Elle touche environ 42 millions de personnes dans le monde, davantage des femmes que des hommes. Pour ce cas, les auto-anticorps attaquent le pancréas qui sécrète l’insuline entraînant ainsi une hyperglycémie.

La thyroïdite d’Hashimoto (thyroïdite chronique) fait partie des maladies auto-immunes. Si un premier médecin vous a détecté cette maladie, n’hésitez pas à solliciter un deuxième avis,  d’un chirurgien cardiaque ou d’un cardiologue. Le site www.deuxiemeavis.fr permet aux patients de recevoir un nouvel avis médical.

La maladie de Basedow est une maladie auto-immune qui entraîne une hyperthyroïdie. Elle atteint plus fréquemment les femmes que les hommes (5 femmes sur 1 homme). Elle peut être considérée comme une maladie causée par le facteur génétique, car elle apparaît le plus souvent chez une personne ayant déjà une maladie auto-immune ou sur un terrain familial.